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  • Abdoulaye Wade : ‘’Le premier devoir d’un Etat, c’est de veiller sur la santé de sa population’’

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  • Côte d'Ivoire : incidents armés à l'arrivée de Raila Odinga à Abidjan

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  • L'UGTT démissionne du nouveau gouvernement tunisien d'union nationale

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Abdoulaye Wade : ‘’Le premier devoir d’un Etat, c’est de veiller sur la santé de sa population’’

Nourrir sa population et veiller sur sa santé de façon à la mettre dans de bonnes conditions de travail est le premier devoir de tout pouvoir et de tout gouvernement, a affirmé lundi le chef de l’Etat sénégalais Abdoulaye Wade.

‘’La santé des populations constitue une priorité pour moi, et vous savez combien je m’en préoccupe depuis que je suis à la tête de ce pays’’, a notamment indiqué le président de la République en réceptionnant un important lot de matériels médicaux à la présidence de la République.

Ce lot de matériels, dont la valeur est estimée à plus d’un milliards de FCFA, est composé d’ambulances médicalisées, de véhicules, de bicyclettes et d’équipements divers.

Il est le fruit de la coopération multilatérale, et est conjointement offert par le Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP) et la Coopération luxembourgeoise.

‘’Aujourd’hui, il y a une intensification de la coopération internationale dans tous les domaines dont celui de la santé’’, a relevé le président Wade, indiquant qu’avec l’acquisition de ce matériel, la santé au Sénégal est ainsi placée sur une rampe de lancement.

Il a rappelé l’exemplarité de la coopération entre le Sénégal et le Luxembourg qui, dit-il, intervient de manière efficace pour aider les populations sénégalaises. De même, il a magnifié les bonnes actions entreprises par le FNUAP au Sénégal.

‘’Malgré la dimension de son champs d’actions, le FNUAP ne perd pas de vu la nécessité d’intervenir à la base au niveau des populations dans des pays comme le Sénégal’’, s’est félicité le chef de l’Etat qui souligne que l’acquisition de ce matériel est une traduction de ses espérances dans le domaine de la santé.

Le président Wade a aussi lancé un appel à l’unité dans le secteur de la santé. Ce secteur n’est pas une unité isolée dans un gouvernement ou dans un pays, a-t-il fait remarquer.

‘’Les hôpitaux, les médecins, les sages-femmes, etc. constituent une unité très importante qui, en soi, n’a de sens que par ses liaisons avec les autres secteurs du pays’’, a-t-il dit.

C’est pourquoi le médecin, l’infirmier et tous ceux qui travaillent dans une structure sanitaire devraient constituer une communauté vivant dans le dialogue et la compréhension, a-t-il estimé.

A ce sujet, il a plaidé pour le renforcement du dialogue dans le secteur de la santé, soulignant la nécessité de se convaincre que tous les acteurs veulent la même chose.

‘’Moi, je veux que les conditions de tous les travailleurs sénégalais soient améliorées. Mais, il faut se demander dans quelle mesure cela est-il possible. Nous ne pourrons le déterminer que par le dialogue, alors multiplions le dialogue’’, a encore exhorté Abdoulaye Wade.

Aps

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Côte d'Ivoire : incidents armés à l'arrivée de Raila Odinga à Abidjan

kényan Raila Odinga, médiateur de l'UA et de la CedeaoLe cortège du médiateur kényan Raila Odinga qui, à peine débarqué de l'aéroport d'Abidjan, se rendait à l'hôtel Pullman, a été dérouté vers le siège des Nations unies. En cause : des incidents armés entre des Casques bleus et des forces pro-Gbagbo devant ledit hôtel.

La tension est montée d'un cran à Abidjan, au moment de l’arrivée du médiateur de l’Union africaine et de la Cedeao, le Premier ministre kényan Raila Odinga, qui doit trouver une issue à la crise postélectorale opposant le président élu Alassane Ouattara au sortant Laurent Gbagbo.

En provenance de l’aéroport où Odinga a atterri peu avant 14 heures locales (et GMT), le convoi du médiateur se dirigeait vers l'hôtel Pullman, quand il a été soudainement stoppé sur le boulevard Giscard d'Estaing. Explication, selon un membre de la délégation du Premier ministre kényan : le ministre des Affaires étrangères de Gbagbo, Alcide Djédjé, voulait emmener Odinga directement à la présidence, de manière à court-circuiter la traditionnelle rencontre entre le médiateur et le patron de l'Onuci, Choi Young-jin.

Refus de Raila Odinga. Le cortège s'ébranle à nouveau, mais au bout de quelques minutes, il est finalement redirigé vers le siège des Nations unies à Abidjan, dans le quartier Sebroko. La cause de ce nouveau contretemps ? Un accrochage devant l’hôtel entre des Casques bleus et des forces et des militants pro-Gbagbo. L'hôtel n'étant plus sûr, Choi a décidé de recevoir Odinga dans ses bureaux.

En fait, des dizaines de militants pro-Gbagbo, apprenant qu’une nouvelle médiation était arrivée à Abidjan, s'étaient immédiatement massés devant l’hôtel Pullman pour protester contre la communauté internationale. Devant l’agressivité des manifestants, les forces de l’Onuci, qui ont été plusieurs fois agressées ces derniers jours par des partisans de Gbagbo, ont alors procédé à des tirs de sommation.

Mais des éléments des Forces de défense et de sécurité (FDS) fidèles à Laurent Gbagbo, qui étaient présentes non loin de là autour du siège de la BCEAO - qu’elles ont pour mission de protéger depuis qu'une rumeur accuse l'Onuci de vouloir s'en emparer -, ont alors répliqué par des tirs sur les Casques bleus, faisant au moins deux blessés par balle. La médiation d'Odinga ne s'annonce pas de tout repos.

JeuneAfrique

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L'UGTT démissionne du nouveau gouvernement tunisien d'union nationale

Le nouveau gouvernement tunisien est de plus en plus contesté. Trois ministres fraîchement nommés ont annoncé leur démission, tandis que des manifestants ont protesté contre le maintien d'anciens ministre de l'ère Ben Ali.

À peine nommé, le nouveau gouvernement tunisien enregistre déjà des défections. Trois de ses membres ont quitté mardi 18 janvier le cabinet formé hier par le Premier ministre Mohamed Ghannouchi. Houssine Abbassi, un syndicaliste, a confirmé à la chaîne France 24 que l’Union générale tunisienne du travail (UGTT, principal syndicat) avait décidé de se retirer, après une réunion de ses militants tenue ce matin. La centrale syndicale, en première ligne lors de la révolution tunisienne survenue ces dernières semaines,  a par ailleurs indiqué qu’elle ne reconnaissait pas ce gouvernement d’union nationale. Trois membres de l’UGTT devaient y siéger : Abdeljelil Bedoui, Houssine Dimassi et Anouar Ben Gueddour.

Selon le syndicat, ce gouvernement n’est pas viable car il ne comporte pas suffisamment de membres « indépendants ». Par ailleurs, les postes clés sont demeurés aux mains des caciques du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD) de Ben Ali.

"Fausse ouverture"

Moncer Rouissi et Mohamed Jgham, anciens membres du régime destitué ont été rappelés au ministère des Affaires sociales pour le premier et au Tourisme pour le second. Ahmed Friaa, à l’Intérieur, Ridha Chelghoum, aux Finances, Ridha Grira, à la Défense ont gardé les portefeuilles qu’ils avaient avant la révolte du 14 janvier. En tout, six membres du gouvernement de Ben Ali sont reconduits, dont le Premier ministre.

Dans un entretien à la télévision française I-Télé, l'opposant historique Moncef Marzouki a dénoncé une « mascarade », fustigeant une « fausse ouverture » avec le maintien de ministres de Ben Ali.

D’autres démissions pourraient avoir lieu, alors que des manifestations - dispersées par des bombes lacrymogènes - ont eu lieu partout à travers la Tunisie à l’annonce de la composition du gouvernement. Beaucoup de Tunisiens ont repris le mot d’ordre qui entendait protester contre le maintien des ministres de l’ancien régime.

Le Premier ministre tunisien Mohamed Ghannouchi  a lui défendu  son gouvernement, assurant que les ministres de Ben Ali maintenus à leur poste avaient « les mains propres ».

JeuneAfrique

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Idées

Le Brésil vient d’élire une femme aux fonctions suprêmes de Présidente de la République. Une première dans ce pays, première puissance économique d'Amérique latine et un exemple à servir à tous les peuples du monde en développement.

L’Afrique a déjà élu Ellen Johnson Sirleaf, au Libéria. Mais outre ce pas de géant dans le sens de l’égalité de genre, quoi d’autre de vraiment original a été fait pour se hisser, comme le Brésil, au rang de pays émergents ? L’exemple de celui qui, en janvier prochain, va céder le fauteuil présidentiel à Mme Dilma Rousseff est donné en modèle dans la réflexion de M Mouhamadou Sy. Pour ce journaliste, le pays de Luis Ignacio Lula Da Silva a montré la voie. L’Afrique peut-elle s’y engouffrer ?

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Le Brésil et Nous

Le Brésil vient d’élire une femme aux fonctions suprêmes de Présidente de la République. Une première dans ce pays, première puissance économique d'Amérique latine et un exemple à servir à tous les peuples du monde en développement.

L’Afrique a déjà élu Ellen Johnson Sirleaf, au Libéria. Mais outre ce pas de géant dans le sens de l’égalité de genre, quoi d’autre de vraiment original a été fait pour se hisser, comme le Brésil, au rang de pays émergents ? L’exemple de celui qui, en janvier prochain, va céder le fauteuil présidentiel à Mme Dilma Rousseff est donné en modèle dans la réflexion de M Mouhamadou Sy. Pour ce journaliste, le pays de Luis Ignacio Lula Da Silva a montré la voie. L’Afrique peut-elle s’y engouffrer ?

Il n y a guère longtemps, dans les années quatre vingt, le Brésil faisait partie de ce qu’on appelait, le bloc des pays du Tiers monde, composé pour l’essentiel, de pays africains, sud-américains et, dans une moindre mesure, des pays de l’Asie. Il fut aussi, un temps où l'on parlait de pays sous-développés. Ce terme a été remplacé par celui, moins péjoratif, de pays en voie de développement  dans les années quatre vingt dix. Puis sont apparus,  dans les années deux mille, les pays dits émergents et  dont la caractéristique fondamentale est, qu’ils  ne font plus vraiment partie des pays en voie de développement mais n'ont pas encore atteint le niveau des pays développés. En vingt ans, de 1980 à 2000, le Brésil est passé de pays pauvre à pays  émergent, en passant par pays sous-développé. Et va pour devenir un pays émergé. Mais qu’est ce qu’un pays émergent ? Pour le Crédit Suisse, on pourrait le décrire comme «  pays inachevé en terme d'infrastructures financières mais faisant preuve de fortes opportunités de croissance ». Selon Arnaud Millien, statisticien-économiste auprès de la revue Variances, on pourrait également définir un pays émergent sur la base de critères d'exclusion. Serait émergent, tout pays en dehors du G 10 ou du G 15,  qui ferait preuve d'une croissance économique supérieure à celle de pays occidentaux.

Ainsi, le Brésil forme avec la Russie, l’Inde et la Chine, les pays du BRIC, ce concept crée en 2001 par l'économiste en chef de Goldman Sachs, Jim O'Neill, pour parler de ces « nouveaux pôles du monde » qui  hébergent à eux quatre, la moitié de la population mondiale qui est de 6 milliards de personnes et le tiers des ressources mondiales.

Par où le Brésil est-il passé pour nous laisser, nous autres pays d’Afrique, surtout au Sud du Sahara, sur le carreau ? Qu’à réussi le Brésil que nous (Etats africains) n’avions pas tenté ? Faut –il pour l’Afrique, s’inspirer du modèle BRIC de développement, qui est une entité quadrangulaire sans contenu politique où l’Economie  est au cœur du débat ? Ou alors, continuer à coopérer dans des cadres institutionnels où la Politique est au début et à la fin de Tout ? L’Afrique (s’) est-elle condamnée à construire son développement économique et son progrès social sur les préceptes  de l’idéologie libérale occidentale et de son éthique protestante?  

S’il y a un modèle dont s’inspirer  pour l’Afrique, il peut bien être celui du Brésil, qui a su combiner ses choix macroéconomiques avec des politiques publiques de promotion de l’égalité sociale et de la justice économique. Et pour cause Juscelino Kubitschek de Oliveira, Président de la République du Brésil du 31 janvier 1956 au 31 janvier 1961 avait assuré à ses compatriotes,  "50 ans de progrès en 5 ans", en construisant de nulle part,  la nouvelle  capitale Brasilia, dont le but était d'attirer vers l'intérieur des terres, la population et l'activité économique, alors essentiellement concentrée dans les grandes villes côtières. Comme au Sénégal. En Afrique de l’Ouest, le président ivoirien Houphouët osa et la Côte d’Ivoire eut Yamoussoukro. Au Sénégal, le président Wade y pensa (La Nouvelle capitale) mais laissera dormir le projet. Sinon, presque partout en Afrique, nos Etats vivent sur une sorte de rente infrastructurelle. Là-bas (Brésil), on a pensé aux prochaines générations. Ici (Afrique), on pense aux prochaines élections.

Pour  la seconde année consécutive, le Brésil est désigné champion de la lutte contre la pauvreté par l’ONG ActionAid, grâce notamment à son programme «Bourse –Famille», des aides mensuelles de  61 réais par mois (environ 16 000francs Cfa), qui a permis aujourd’hui à 11 millions de familles, soit plus de 40 millions de personnes sur les  192 millions 759.000 Brésiliens, de sortir de l’extrême pauvreté. Cette aide a permis de faire reculer la malnutrition, de 73% entre 2003 et 2008. En dix années (2002-2010), le Gouvernement de Lula Da Silva, au prix de réformes fortes, a permis au Brésil, de quitter le stade de pays émergeant pour devenir un pays émergé. En quoi faisant ? En s’appuyant sur une pression  fiscale  représentant 36,5% du PIB contre 26,5 en  1995 (la plus forte dans la région) ; une politique interventionniste réfléchie de l’Etat  dans le secteur marchand avec, à titre d’exemple, la recapitalisation de Petrobras « 2éme mondial derrière Exxon » (la plus grande recapitalisation jamais réalisée de par le monde) à hauteur de 70 milliards de dollars Us, entre autres mesures. Cela a permis à l’Etat brésilien,  dans une logique de croissance distributive, vers le bas (trickle down), de faire partir 28 millions de Brésiliens, de la classe pauvre pour la classe moyenne ( en accédant au travail salarié, en devenant propriétaire foncier, en disposant d’équipements électroménagers et de commodités pratiques «véhicules, ordinateurs »).

A l’opposé, dans l’espace  Uemoa, on assiste à une  mauvaise répartition des richesses de la Nation, à une croissance vers le haut (trickle up) qui fait  que les  riches (partisans d’un quelconque système en place), deviennent de plus en plus riches, la classe moyenne poussée  dans la pauvreté et les pauvres deviennent on ne peut plus pauvres,  exclus et marginalisés.

Ce à quoi ce peuple latino a aspiré,  le Président Lula l’a senti, compris et déroulé et le Brésil l’a réussi. Pour qu’un Etat puisse passer d’une étape ( économique) à une autre sans brûler  le feu et sans prendre de dangereux  raccourcis (crise civilo-politico-militaire), il doit favoriser et promouvoir les conditions d’élargissement et de consolidation  d’une classe moyenne (nationale),  appelée à jouer un rôle de tampon entre la classe des riches et celle des pauvres, en tirant ceux d’en-bas vers le haut. Et ce que la plupart des pouvoirs publics en Afrique de l’Ouest francophone n’ont pas encore réussi. Ceci, depuis les Programmes d’ajustements structurels. 

Résultat des courses, au moment où au Brésil, le sujet  « La Politique » et la matière Electorale ne sont  qu’un (simple) temps fort de la vie de la Nation, chez nous  (Sénégal, Côte d’Ivoire, Niger, Guinée Conakry, Togo, Bénin etc..….), la  chose  Politique (la course à la conquête du  pouvoir politique et étatique) devient une sinécure et non plus un sacerdoce. La Politique (politicienne) infecte tout  le corps du débat et est  au cœur de tout enjeu. Devenant du coup,  une question de vie ou de mort de part et d’autres des acteurs devenus protagonistes, à la limite, ennemis. Là bas, Lula transmet le pouvoir politique en dansant la Samba et le Tango.  Ici en Afrique, le pouvoir est au bout du fusil ou des invectives, des calomnies et des diatribes. Ah Afrique, Pauvre de nous !  Aux Etats-Unis, la Politique précède l’Economie. En Asie, la Chine a su acheter le serpent dans son trou sans qu’il le morde (en adoptant l’économie libérale mais  en maintenant son appareil d’Etat communiste). En Afrique et en Amérique latine, cela reste et demeure l’Economie d’abord, la Politique ensuite. Le Brésil l’a accepté. L’Afrique  le refuse toujours.

Mohamadou SY « Siré»

Journaliste-économiste / Cette adresse e-mail est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

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